En 3 minutes: (la mi-) Septembre à l’œil

Petit point sur l’actu de l’art à la mi-septembre. Maintenant que la précipitation de la rentrée est passée et que les abonnements illimités aux musées sont renouvelés, il est temps de reprendre de bonnes habitudes. Le mois de septembre à l’œil, c’est par ici, et c’est toujours en 3 minutes.

 

Alison Knowles, The House of Dust, vue de l'exposition. Photo: Nicolas Giraud. Septembre 2017. The Wo/andering Mind

Alison Knowles, The House of Dust, vue de l’exposition. Photo: Nicolas Giraud

Alison Knowles, la maison dépoussiérée

C’est une des grandes nouveautés de la rentrée : l’installation à Pantin du cneai (Centre National Edition Art Image) consacré au domaine de la publication d’œuvre d’artistes et d’œuvre-média à Pantin. Comme un clin d’œil à leur nouveau toit des Magasins Généraux, le cneai propose une exposition –réactualisation du projet d’Alison Knowles, The House of Dust.
En 1967, l’artiste réalise le premier poème entièrement généré par ordinateur dont chaque quatrain décrit un programme architectural que Knowles a entrepris de réaliser dans plusieurs grandes villes européennes. Au cneai, 19 artistes d’aujourd’hui sont invités à réinterpréter à leur manière l’un de ces quatrains, comme autant de possibilités différentes d’habiter le monde.

Alison Knowles, The House of Dust, du 9 septembre au 19 novembre 2017. cneai, 1 rue de l’Ancien Canal, 93500 Pantin. Du mercredi au dimanche, de 13h à 19h. Entrée libre.

« Paris est dans la place ! Tout baigne » pour la Villa Belleville

C’est avec les paroles de la chanson Tout Baigne du rappeur français Ménélik que Stéphane Corréard, commissaire de l’exposition, a choisi d’introduire Dans la Place. La référence n’est pas anodine, qui, à l’image de l’exposition, célèbre l’élan créateur et popu qui anime depuis 18 mois la Villa Belleville. Cette ancienne usine de clés s’est transformée, grâce à l’action du comité Curry Vavart, en un espace dédié aux arts visuels, offrant résidences artistiques et espaces d’exposition.
Dans un Paris aux loyers exorbitants, la question de l’espace de création se fait de plus en plus pressante pour certains artistes. Malgré tout, les 10 artistes émergents de l’exposition sont bels et bien « dans la place », et ne sont pas prêts de la céder.

Dans la Place, La Villa Belleville Hors-les-Murs, du 22 septembre au 23 décembre 2017, Pavillon du Carré de Baudoin, 121 rue de Ménilmontant, 75020 Paris. Du mardi au samedi, de 11h à 18h. Entrée libre.

Ne pas faire un pli, faire mille et un plis

La revue annuelle d’édition et d’architecture Pli fête la sortie de son troisième numéro. Après les thèmes « hypertexte » et « format », ce troisième opus questionne la notion de « conflit » entre édition et architecture. Un thème fort intéressant pour réfléchir à la proximité entre les univers du papier et de l’espace sur laquelle se fonde cette revue ouverte et collaborative.
Au programme de la soirée : des exemplaires numérotés de la revue seront mis en vente, atelier de sérigraphie et DJ set.

Lancement du n°3- Conflit de la revue Plile 27 septembre au Hasard Ludique. De 19h à minuit. 128 Avenue de Saint Ouen, 75018 Paris. Tarif libre au profit de l’association Pli Revue.

Bertrand Lamarche, Vue d'atelier, 2017. Septembre 2017, The Wo/andering Mind

Bertrand Lamarche, Vue d’atelier, 2017

« Arrache-toi à ces lieux d’amertume ! », Bertrand Lamarche

Pour son exposition à La Maréchalerie, le centre d’art contemporain de l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Versailles, Bertrand Lamarche a choisi comme figure tutélaire celle du Baphomet, entité que les chevaliers de l’Ordre du Temple furent accusés de vénérer au XIIIème siècle.
Plongeant dans le roman éponyme de Pierre Klossowski, Bertrand Lamarche puise dans cette figure souvent représentée sous des traits androgynes et hybrides – corps d’homme et tête de bouc – un principe de transformation continue sur lequel il articule l’ensemble de ses œuvres présentées, de la sculpture à l’installation.

Bertrand Lamarche, Le Baphomet, du 16 septembre au 17 décembre 2017. La Maréchalerie, Centre d’art contemporain ENSA V, 5 Avenue de Sceau, 78000 Versailles. Du mardi au dimanche, de 14h à 18h, le week-end de 14h à 19h. Entrée libre

D’un instant à l’éternité

Du flux incessant d’images que nous produisons, diffusons et finalement dans lequel nous vivons, les quatre artistes de l’exposition – Caroline de Chiara, Jochen Gerner, Eva Nielsen et Lenny Rébéré –  n’en retiennent que certaines, officielles ou officieuses, publics ou intimes pour en proposer une relecture personnelle à l’aune de leur pratique. Peu de chance de retrouver l’image de référence, il s’agit de prendre le temps que bien souvent on ne prend pas : celui du discernement.

D’un instant à l’éternité, du 16 septembre au 14 novembre 2017. La Grainterie, Centre d’art de la Ville de Houilles, 27 rue Gabriel Péri, 78800 Houilles. Mardi, jeudi, vendredi de 15h à 18h, mercredi et samedi, de 10h à 13h et de 15h à 18h

Caroline de Chiara, La mer de nuages, 2017 - huile sur toile. Septembre 2017, The Wo/andering Mind

Caroline de Chiara, La mer de nuages, 2017 – huile sur toile

 

En couverture: Robert Doisneau, L’irréparable gâchis, 1956

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