En 3 minutes: le mois de mars à l’oeil

Derniers jours de l’hiver et bientôt début du printemps- pour l’instant plus calendaire que phénoménologique, on vous le concède- le mois de mars arrive pourtant pour le monde de l’art sous le signe du renouveau avec une programmation plutôt dense. De quoi vous faire sortir rapidement, en moins de 3 minutes pour être précise, de votre hibernation saisonnière– Par Delphine Lopez

 

Ato Malinda, Africa Untitlted, 2009-2016- installation. Courtesy de l'artiste, La Villette. Afrique Capitale, mars 2017

Ato Malinda, Africa Untitlted, 2009-2016- installation. Courtesy de l’artiste, La Villette

L’Afrique avec un grand A

Fort du succès de sa première édition au croisement entre technologie et poésie, le festival 100% revient à la Grande Halle de la Villette se consacrant cette année à l’Afrique. L’exposition Afrique Capitale organisée par le curateur Simon Njami sur une proposition de la galeriste Dominique Fiat entend mettre en lumière l’histoire de l’Afrique contemporaine à travers la figure de la ville comme lieu de vie partagé par un grand nombre- artistes comme visiteurs.

Afrique Capitale, du 29 mars au 28 mai 2017, Grande Halle de la Villette, 211 avenue Jean Jaurès, 75019 Paris. Tarif : de 5 à 8€

Une foire de livres (dé)culottée

Nouvelle venue dans le paysage des foires indépendantes pour l’édition d’art, Paris Ass Book Fair prend le temps d’un week-end ses quartiers à la galerie Arts Factory. Pas de coquille dans le titre, c’est bien de « cul » dont on parle pour cet événement qui fait la part belle à la scène queer et aux représentations d’une identité mouvante. Une place d’honneur est accordée aux fanzines, ces publications hors format et versatiles qui entretiennent de fait une connivence formelle avec les questions contemporaines autour du genre .

Paris Ass Book Fair, du 10 au 12 mars 2017, Arts Factory, 27 rue de Charonne, 75011 Paris

Difficile de croire à une peinture murale dans les trompe l'oeil de l'artiste japonais Masashi Hattori. Courtesy: l'artiste et Urban Art Paris. Anamorphose Project, mars 2017

Difficile de croire à une peinture murale dans le trompe-l’œil de l’artiste japonais Masashi Hattori. Courtesy de l’artiste et Urban Art Paris

Attention, pièges pour l’oeil

Le Centre commercial Bercy 2 organise en ce début de mars l’Anamorphose Project, un concours qui rassemble une douzaine d’artistes street art créant sur le modèle du trompe-l’œil . Du 1er au 11 mars, les visiteurs pourront voir les artistes créer en live, puis à partir du 11 mars, ils pourront voter pour leur œuvre préférée jusqu’à la remise du prix le 25.

Anamorphose Project, du 1er au 25 mars, Centre Commercial Bercy 2, 4 place de l’Europe, 94 228 Charenton

À lire : le Lab 14, un temple éphémère pour l’art urbain à Paris

Les artistes font la loi

Face à l’organisation institutionnalisée de la représentation de l’art et des artistes, le modèle des artist-run spaces fait date. Ce que l’on définit littéralement comme des « espaces gérés par des artistes » représente une voie alternative à un modèle de gestion de l’art de plus en plus normalisée. Animée Timothée Chaillou, commissaire d’exposition et critique d’art, cette table ronde entend questionner les fondements et les enjeux de ce type de gestion de « l’art par l’art ».

« Artist-run spaces », table ronde animée par Timothée Chaillou, le 10 mars 2017 à 17h, Beaux-Arts de Paris, Amphithéâtre des Loges, 14 rue Bonaparte, 75006, Paris

Conversation entre deux géants

Le Musée Rodin fête cette année le centenaire du sculpteur et présente pour l’occasion une carte blanche inédite de l’artiste contemporain Anselm Kiefer. En dialogue constant avec l’œuvre d’Auguste Rodin, Kiefer présente des vitrines de sculptures qui traduisent sans équivoque la communauté d’influences entre les deux artistes. Pour l’occasion, le parcours du musée a été repensé, mettant en avant des moulages peu connus de Rodin.

Kiefer- Rodin, du 14 mars au 22 octobre 2017, Musée Rodin, 77 rue de Varenne, 75006, Paris. Tarifs : de 7 à 10€

Identités multiples pour lieux transitionnels

Après plusieurs mois de fermeture pour travaux, l’espace de Bétonsalon s’apprête à accueillir à nouveaux les visiteurs. C’est Emmanuelle Lainé qui inaugurera les espaces rénovés avec Incremental Self : les corps transparents, une installation monumentale rassemblant vidéos et accumulations d’objets divers. L’artiste dont une œuvre est actuellement exposée au Palais de Tokyo interroge l’existence de lieux transitionnels, ces espaces de négociation et d’échange dans lesquels l’identité de chacun se construit en couches successives d’expérience.

Emmanuelle Lainé, Incremental Self : Les corps transparents, du 8 mars au 1er juillet 2017, Bétonsalon- Centre d’Art Contemporain, 9 esplanade Pierre Vidal-Naqet, 75013 Paris

Emmanuelle Lainé, Where the rubber of our selves meet the road of the wider world..., 2017- installation, vue du Palais de Tokyo. photo: ©Delphine Lopez. mars 2017

Emmanuelle Lainé, Where the rubber of our selves meets the road of the wider world…, 2017- installation, vue du Palais de Tokyo. photo: ©Delphine Lopez

 

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